dimanche

Je me dois de composer avec la folie,
Peu à peu elle est devenue mon amie.
Un sentier tortueux me mène à la porte
Là-haut, deux êtres vêtus de blanc m'emportent
Vers la lumière étincelante, belle.
Mon âme qui s'échappe, s'enfuit rebelle,
Laissant là mon corps, à moitié mort,
Laissant croire à tous, " je suis là encore " .
Tape, tape, mon coeur dans ma tête, oublie !
Il est là qui bat dans mes entrailles, je crie !
L'épouvante guette, je hurle, je supplie
Haletante, taire mon chagrin, compromis,
Chercher une issue où se faufiler, partir,
Laisser juste ce qu'il faut, ne pas faire souffrir,
Les scrupules t'assaillent, la porte franchie,
Entrer dans la folie sera une autre vie,
Vivre ailleurs, dans un monde parallèle,
S'en aller là où la vie semble plus belle,
Y vivre pour toujours mais sans quitter les siens,
Laisser juste ce qu'il faut, un peu pour chacun,
Pour ceux que tu aimes, qui ont besoin de toi,
De ta présence, de ton sourire quelques fois,
Laisser l'enveloppe charnelle, sans trahir,
Garder sa vie mais laisser son âme partir,
Laisser mon âme s'envoler vers la folie,
Folie Amie, donne moi un peu de répit.




Domenica