REMINISCENCE


Tu es là bien tranquille et tu te crois heureux
Et brusquement l'horreur te submerge, tu te noies
Tu suffoques tu sanglotes, tu ne peux
Ni ne veut croire qui que ce soit
Tu hurles dans ta tête, tu maudis le ciel
Tu voudrai tuer tous ces hommes qui
Vendent du rêve aux enfants.Un carrousel
De pensées destructrices t'envahit.
Qui viendra en aide à ces enfants perdus
Croyant aux promesses infâmes d'adultes
Sans scrupules, sèmant dans ce monde convenu
La mort, au nom du dieu argent, ce culte
L'argent vite gagné, même si pour cela
Il faut détruire des vies, réduire à néant
Tout ce qui était espoir, santé et joie
Oh drogue honnie, je te combats, te défiant
A bras le corps, je te prendrai pour t'arracher
De la vie de mon enfant. A pleine rage je viendrai
Avec mon amour te déchiqueter
Je sauverai mon fils, oui je saurai
Et si je dois donner ma vie pour gagner la partie
Crois moi ce don je ferai sans peur, sans larmes;
Demain tu seras perdante, vaincue, anéantie
Et je te ferai crier grâce, tu déposeras les armes
Ne cries pas victoire trop vite, tu n'as pas conquis
Son âme. Tu ne possèdes que son corps, son sang
Tant que je vivrai, tu ne le tiendras pas pour acquis
Rien ne saurait vaincre l'amour d'une maman.
Ceci est un extrait de mon journal écrit en décembre 2000, lorsque Baptiste se droguait et 8 mois avant sa maladie



